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              . Association suisse de psychologie du travail
de langue française

 


Colloque du 6 novembre 1999
 

Les coûts du stress en Suisse

La nature,  les sources et le coût du stress
Les moyens d’action pour réduire le stress au travail
 

Les coûts du stress au travail sont largement méconnus. Un rapport rédigé à ce sujet vient de mettre en évidence l’importance de ces coûts. Il synthétise les résultats d’une vaste recherche effectuée en Suisse mandatée par le Fonds National de la Recherche Scientifique (FNRS).

En tant que psychologue du travail, responsable en ressources humaines, formateur ou consultant, nous sommes fréquemment confrontés à des situations de stress professionnel.

Ce colloque a pour but de faire le point sur ces questions.

Le conférencier présentera les résultats des travaux récents sur les sujet et il exposera les données de la recherche FNRS qu’il a lui-même conduite sur les coûts du stress. Il discutera avec les participants des implications qui en découlent pour la prévention et l’intervention face au stress professionnel.

Conférencier: Daniel Ramaciotti
                         chargé de cours à l’Université de Neuchâtel,
                         ergonome, spécialiste en santé du travail,
                         chargé de recherche FNRS

Lieu:  Hôtel Au Lac  -  Pl. de la Navigation 4   -   Ouchy   -   Lausanne
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              L’hôtel Au Lac est situé à côté de l’entrée du Métro à Ouchy
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Date:  samedi 6 novembre 1999  de  9 h 30  à  12 h 00
 

Pour votre inscription ou pour tout renseignement :
 
Marc Thiébaud
Rue du Collège 8
2013 Colombier
Tél.: 032 84 12 111
Fax: 032 84 12 787
   aptlf@f-d.org
ou:   Michel Rousson
        Fbg de l’Hôpital 106
        2000 Neuchâtel
        Tél. : 032 718 13 90 
        Fax : 032 718 13 95
  michel.rousson@seco.unine.ch

Inscription en ligne par internet : cliquez ici
 

Entrée : 30.- à payer sur place
              (membres APTLF : 15.-)

        Un apéritif sera offert à l’issue du colloque.

        Les participants qui le désirent pourront par ailleurs prendre le repas de midi
        sur place avec les organisateurs en l’annonçant à leur arrivée.




 « Les études épidémiologiques réalisées sur de grandes populations témoignent de l’origine professionnelle de nombreuses atteintes à la santé. L’impact économique des patho-logies pouvant être associées au travail représente un pourcentage non négligeable du produit intérieur brut (PIB). Certains auteurs avancent des chiffres entre 2% et 10%.
Les recherches sont encore rares et elles rencontrent un problème majeur : pour que l’origine professionnelle d’une atteinte à la santé soit reconnue, il est nécessaire de prouver le caractère causal de la relation entre l’exposition professionnelle à un agent pathogène et la maladie. Si cette exigence est relativement aisée à satisfaire dans le cas d’expositions à des agents physiques ou chimiques, elle l’est moins lorsqu’on se trouve en face d’atteintes, telles que les troubles musculos-quelettiques, pouvant être attribuée à l’hypersollicitation de l’organisme. Et l’établissement des liens de causalité devient très difficile lorsque l’on tente de relier des troubles nerveux, de la digestion, du sommeil à des facteurs de risques non spécifiques (contraintes psychiques, hiérarchiques, productives).
Si l’on considère que le stress est la conséquence d’un mauvais ajustement entre les besoins de l’individu et les exigences de son environnement, l’intervention peut porter sur la transformation de l’individu lui-même ou sur celle du contexte de travail. Dans cette perspective, on se demande dans quelle mesure certaines pratiques managériales telles que : production juste à temps, fixation d’objectifs stimulants, mise en concurrence des salariés au sein de l’entreprise, démarches qualité, évaluation des performan-ces, salaire au mérite, flexibilisation des emplois, polyvalence, etc., contribuent à l’augmentation du niveau de stress mesuré dans la population active et par-là même à l’augmentation des coûts de la santé. »

                                                                                                                                                                          D. Ramaciotti
 

« Devant les conséquences dramatiques du stress professionnel dont on n’évoque que très peu de cas, il convient de porter un regard critique sur les modes de gestion contemporains. Je préconise que l’on aborde ce problème en se tournant vers les sources sociales et organisationnelles du stress. Lorsque près de quarante pour cent des personnes, dans une entreprise donnée, en souffrent, il devient indécent de le considérer uniquement comme un problème individuel. Il faut examiner en quoi les pratiques de gestion constituent des sources professionnelles négatives. »
 

                                                                                                                                                                              J.-F. Chanlat


 

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