Groupe Ecume
Franches-Montagnes Novembre
2001
L’important
n’est pas d’arriver à
destination,
mais de voyager avec espoir.
Nos
trois écoles ont été choisies afin de faire partie d’un projet du programme “
Écoles et santé” , patronné par la CDIP (conférence intercantonale des chefs de
département de l’instruction publique), l’OFSP (l’Office fédéral de la santé publique ) et la fondation suisse pour
la promotion de la santé.
Ce
projet se propose de développer une culture de la médiation au sein de
l’école.(Éducation à la CUlture de la MEdiation), au niveau romand et tessinois.
Un
groupe de travail de 9 enseignants
constitué de: Anne Aubry, Roseline Poupon, Julien Tscopp,
pour EN, Laurent Nicolet, Noémi Laux, Maxime Jeanbourquin pour ES, Monique
Willemin, Etienne Krebs, Ruth Wenger pour EB, a elaboré le projet
franc-montagnard.
Les
porteurs de projet pour les trois écoles sont:
Julien Tschopp
Laurent Nicolet
Ruth
Wenger
Dans
un premier temps, nous avons mené une réflexion sur ce que nous voulions faire
du projet dans nos écoles en tenant compte des spécificités de notre région et
de nos écoles, mais aussi et surtout
sur nos croyances, nos aspirations de “facilitateur »
d’apprentissages face à l’apprenant.
Depuis
longtemps, une des préoccupations de nos écoles francs-montagnardes a été de
mettre en évidence des valeurs telles que le respect, la responsabilité,
l’autonomie, l’écoute attentive et active, la confiance et de travailler à
l’application réelle de telles valeurs.
Dès
lors nous pouvions grâce à ce projet de culture de la médiation, utiliser
toutes les ressources mises à notre disposition, tant humaines que financières
pour tenter une amorce vers un changement
de l’état d’esprit des partenaires de nos écoles.
Et
c’est avec beaucoup d’enthousiasme , de conviction et de plaisir que nous nous
sommes mis à l’ouvrage, convaincus que nous sommes du bien fondé de notre
action.
En
effet, les programmes de plus en plus chargés, le stress lié à la compétition
scolaire, le mal-être de notre société, le climat de violence et d’insécurité
qui règne dans le monde nous oblige à nous interroger sur le devenir de notre
école.
Il nous semble urgent de remettre
enfin l’être humain au centre de nos préoccupations.
Pour
bien apprendre, pour être motivé, chacun doit pouvoir se sentir en sécurité
dans l’école, compris, accepté.
C’est
pourquoi nous devons nous attacher à privilégier un certain nombre de valeurs
dont voici une liste non-exhaustive:
-
l’apprentissage du respect mutuel, l’acceptation de l’autre
-
une ambiance de travail faite de confiance et de sécurité
- le droit de chacun à la dignité
-
l’estime de soi, la reconnaissance de l’unicité de chacun, de sa valeur intrinsèque
-
un partenariat avec les parents exempt de peur et de méfiance mutuelles
-
une meilleure cohésion entre les partenaires de l’école
-
l’ouverture de l’école vers l’Europe et le monde
Chers élèves,
Nous avons toutes et tous, une fois, désiré vivre dans une école où chacun se sentirait à l’aise dans son travail, respecté dans sa personne, en sécurité, apte à réaliser ses objectifs scolaires, une école où toutes et tous seraient conscients de leurs droits et de leurs devoirs, capables de reconnaître et d’accepter les valeurs des autres, une école où toutes et tous chercheraient à mieux vivre et travailler ensemble.
Cette école n’existe malheureusement pas et n’existera
peut-être jamais, mais les trois écoles des Franches-Montagnes ont été et sont
animées par un désir de changement, c’est pourquoi elles se sont engagées dans
un projet romand et tessinois soutenu par l’Office fédéral de la santé publique
(OFSP), dont le but est d’améliorer la
qualité de la vie dans les écoles et remettre l’être humain au centre de nos préoccupations.
Ce projet s’appelle Ecume (Education à la culture de
la médiation) et est piloté par neuf enseignants : Anne Aubry, Roseline
Poupon, Julien Tschopp, Monique Willemin, Ruth Wenger, Etienne Krebs, Noémi
Laux, Maxime Jeanbourquin et Laurent Nicolet.
Face aux défis que nous sommes amenés à relever tous
les jours, nous avons toutes et tous besoin de faire appel aux ressources et
aux compétences de chacun – et de vous, élèves – pour faire de notre école un
lieu où se vivent chaque jour la solidarité
et la paix dans l’apprentissage des savoirs, un lieu qui
laisse la place belle à l’être humain,
à ce qu’il sait et est capable d’apprendre, à ce qu’il sait faire et est
capable de faire, à ce qu’il vit et à ce qu’il est.
Développer une culture de la
médiation dans l’école http://www.f-d.org/mediation-ecole
E-mail :
mediation-ecole@f-d.org
novembre 2001